De la capitale allemande au village indien de Badrinath, le film se construit comme une succession de tableaux musicaux, nous faisant basculer d’une civilisation à l’autre selon un jeu de rapprochements thématiques singulier. Les motifs récurrents, d’oiseaux, d’hommes, de trains, d’avions, valent comme autant de traits d’union et assurent la continuité d’une seule et même réalité. Face aux divers maux qui menacent l’humanité, l’oeuvre peut être appréhendée comme un poème visuel et sonore facilitant l’émergence d’une conscience de communauté de destin.

 

Est introduit, par le biais de l’animation et du trucage, le jeu subjectif mais essentiel des représentations mentales comme véritable moyen de s’approprier, avec toutes les difficultés que cela comporte, un monde dont la réalité objective ne saurait être saisie. Il ne s’agit pourtant pas de renvoyer chacun à son subjectivisme mais de présenter la saisie de «fragments du réel» et la représentation de visions mentales, symboliques, comme étant indissociables dans la perception, la représentation et enfin, la compréhension que nous avons du réel.

BERLIN-BADRINATH (HD video, 32mn, october 2007 / june 2010)
 
From Berlin to the indian village of Badrinath, the movie is built like a series of musical landscapes, jumping from one civilization to another.
Mixing close documentary footage and 3D animation, Berlin Badrinath offers a singular path in which man, nature, beyond borders, share the same destiny.